Série Les invisibles

- Note d'intention -

Poésie sonore robotique et immersive.

La recherche de Sylvie Santi se situe à la frontière de la fiction et du réel, sur ce fil invisible entre 2 mondes qui pourtant se relient. Elle s’intéresse particulièrement aux forces de l’invisible, à nos compagnons de l’imaginaire avec lesquels nous appréhendons nos apprentissages et met en lumière à travers ces êtres chimériques nos modes distincts de fonctionnement. Elle questionne plus largement nos identités plurielles et cherche à révéler comment elles cohabitent pour vivre les éprouvés.

Cette recherche in progress est déclinée en un triptyque composé de plusieurs formes performatives :

et autres déclinaisons, à la croisée des arts numériques dans des formes poétiques et sensibles.

Le Filipou

Spectacle très jeune public : 3 – 6 ans
Poésie sonore et immersive
Durée 50mn

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Depuis plusieurs années, elle s’intéresse à la créature du fripon divin, héros mythique dans plusieurs cultures, il est le farceur, intuitif, l’enfant taquin en nous, celui qui nous souffle une autre manière d’appréhender le monde. Il est le grain de sable dans la mécanique, celui qui crée l’imprévisible, l’irrévérence, et qui nous permet une autre lecture de nos aprioris.

Les êtres mythiques montrent souvent par leurs caractères irrévérencieux une parole audacieuse autorisant l’interdit. Permettent-ils un miroir de l’esprit face à nos fonctionnements refoulés ? Sont-ils la projection de nos ombres et consciences? Permettent-ils à l’imaginaire d’envisager d’autres règles? Comment sont-ils compris et investis ? Quelles perspectives inattendues nous ouvrent-ils par leur folie innocente ? Quels paysages inaperçus nous dévoilent ils ?

Depuis toujours animée par le monde de l’enfance qui évoque pour elle un monde d’intelligence sensible, elle écrit une première partition de ce compagnon de l’invisible, avec lequel elle raconte, dans une langue poétique et joueuse une histoire où chacun peut faire son chemin.

Elle est accompagnée d’un univers sonore, et d’images immersives interactives qui mettent en jeu de nouveaux espaces, floutent le réel, pour interroger ces entre-espaces, leurs caractères sensibles et imprévisibles ainsi que leurs impacts sensoriels.

Sylvie Santi poursuit sa recherche en mettant en jeu une autre créature au fonctionnement contraire de son filipou, logique fiable rassurant répétitif : le robot industriel. Il s’agira d’éclairer notre relation homme-machine, ses enjeux et ses questionnements par le choc de 2 identités contraires.

Dans le rapport au robot, quels mécanismes de fascination, d’attachement et d’identification s’opèrent ? En quoi peut-il être complice, esclave, partenaire de jeu, alter-ego ? Quel pouvoir a-t-il ? Est-il fiable ? A-t-il du coeur et une conscience ? En quoi la relation avec le robot, pourtant imposant par sa physicalité, fait-elle échapper à une réalité ?

Depuis quelques années, Sylvie Santi fait différents constats qui ont convergé vers des questionnements engagés dans sa recherche : le besoin impérieux d’espaces d’expressions de différentes formes d’émotivité pour la jeunesse, le recours aux réseaux sociaux pour tenter de se dire, un élan magistral pour une autre réalité virtuelle ou augmentée et la fascination pour les machines robotiques.
ll devient impérieux d’éveiller la conscience de la jeunesse quant à nos rapports aux objets, et instruire le rôle de ces êtres fantastiques qui nous racontent un autre rapport au monde.
Cette création s’incarne, au travers de plusieurs saynètes, dans le développement de langages résolument sensibles investis à tour de rôle par un robot et une comédienne sous forme de dialogues poétiques et sonores.

Les technologies immersives et en temps réel utilisées (réalité virtuelle et mapping) installeront d’emblée des espaces de connexions entre la comédienne, les textes, le robot, les images vidéos, les images virtuelles, l’univers virtuel, le design sonore.

Ce spectacle propose une rencontre de proximité dans une forme technique adaptable à tous les lieux notamment ceux éloignés des dispositifs culturels et pour des publics non initiés.

Robot mon autre

Enfants, adolescents, adultes à partir de 8 ans.
Durée 50 mn

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Les Multiples

Enfants, adolescents, adultes à partir de 8 ans.
Durée 50 mn

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Ce projet trouve son origine dans l’appel à projets lancé fin 2020 par Bizarre – La Machinerie Vénissieux, scène conventionnée d’intérêt national Art & Création – Écritures urbaines et contemporaines, pour la recherche de propositions artistiques « hybrides » soutenues en vue d’une présentation lors de l’événement Shake It !.

Après une résidence de 3 jours en mars 2021 à Bizarre, Sylvie Santi décide de poursuivre cette recherche au-delà de cet événement.

Cette forme performative vient approfondir la dimension de nos multiples conjugaisons identitaires et mettre en lumière le corps flottant, cet ENTRE [corps/machine], espace intermédiaire de décalages qui semble intrinsèquement lié et produit entre le corps et les machines non assigné à un espace particulier.

Tel un jeu qui s’invente en temps réel, Sylvie Santi raconte plusieurs histoires, à la façon des tableaux surréalistes, en s’affranchissant de certaines normes littéraires et esthétiques pour donner plus de liberté à sa pensée.

L’invitation dans ce voyage d’un danseur et d’un beat-boxer vient apporter deux dimensions nouvelles à sa poésie, dont la lecture peut se faire en plusieurs traductions. Ils révèlent de façon plus marquée nos multiples, nos différentes manières d’appréhender le monde, nos doutes et nos certitudes.
Le robot, fixe au sol, a une amplitude de trajectoires limitées et j’aimerais créer un espace fort de propositions dans les mouvements mêlés d’un danseur, par la liberté qu’il peut s’accorder face à cette machine.

D’autre part, la précision des actions produites par le robot donne une efficacité programmée : l’idée de la faire dialoguer avec la variation et l’improvisation du geste et du rythme dans ces dialogues est pertinente.
Le beat-box composé en direct vient affirmer par son univers organique la nécessité de se dire et donne une amplitude fulgurante à ces langages distincts et semblables à la fois.

Dans cette pièce, nous pourrons être les uns et les autres, les uns aux autres, les uns sans les autres, tous en un et un en tous.

Les formes déclinées

La série Les Invisibles peut être déclinée sous plusieurs formes performatives, en fonction du lieu, des publics et de l’évènement.

Si vous pensez pouvoir faire une place aux Invisibles autres que Le Filipou, Robot mon autre ou Les Multiples, contactez-nous.

L'interview de TX60

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Équipe artistique de la série Les Invisibles

Alexandre Del Perugia

Metteur en scène

Bruno Sourbier

Création lumières

Clément-Marie Mathieu

Création numérique et robotique

Émilie Marron

Production/administration/diffusion

Enzo Fumex « River »

Human beatbox

Éric Dutriévoz

Direction technique

Franck Berthoux

Ingénieur son, concepts sonores, traitement des matières

Frédéric Miguel

Design sonore, régie sons et lumières

Sofiane Distante

Danse

Sylvie Santi

Poésie, récit, jeu

L'équipe artistique de la série Les Invisibles

Sylvie Santi

Formée au Centre des Arts du Récit (38), au Centre National des Arts du Cirque (51) et au Centre Méditerranéen de Littérature Orale (30), Sylvie s’inspire de tous les genres de la littérature orale avec un attrait particulier pour la langue sonore, son rythme, son mouvement.

Elle propose une poétique de l’absurde, mélodique et organique, proche de l’art brut. Sa langue s’écoute et se vit offrant des champs de perceptions larges. Elle raconte dans une langue joueuse des histoires où chacun peut faire son chemin. Son travail de création est nourri par son rapport sensible au monde notamment envers des publics éloignés des dispositifs culturels, en difficultés d’apprentissages, et d’une profonde réflexion sur l’art de la parole.

Elle coordonne de nombreuses sessions de formations allant du jeune public à un public adulte. Sa démarche vise à redonner à chacun la liberté d’expression de son enfant souvent perdue et à trouver en chacun la capacité à se dire.

Alexandre Del Perugia

Metteur en scène

Après avoir travaillé à l’Opéra de Paris de 1985 à 1988, notamment avec Antoine Vitez, Alexandre Del Perugia fonde avec Niels Arestrup le Théâtre « Ecole du Passage ». Il crée “Projections”, un espace de recherche autour des jouets du cirque avec de jeunes comédiens et acrobates, et en 1995 “Regards et Mouvements” à Pontempeyrat, dans le Forez, “lieu sédentaire pour nomades”, lieu d’accueil, de formation, de recherche et d’expérimentation.

Il travaille avec Léo Carax, François Cervantes, Régine Chopinot, la compagnie DCA de Philippe Découflé, Maguy Marin, le Ballet Preljocaj. Il enseigne régulièrement au Conservatoire Supérieur d’Art Dramatique de Paris (CNSAD), au Conservatoire de Paris (ESAD), au Conservatoire d’Art Dramatique de Montpellier, à l’ENSATT, à la Comédie de St Etienne, au Centre National de la Danse (CND), au Centre national des Arts du Cirque (CNAC), au CNCDC Châteauvallon…

Il accompagne les projets de la Cie Sylvie Santi depuis six années.

Sofiane Distante

Danse

Sofiane apprend à l’âge de 17 ans les bases de la capoeira avant de découvrir la danse hip-hop. Il intègre pendant deux ans le Collectif Nouvelle Vague et participe à la première création Cœur d’une Note en que danseur-chorégraphe, tout en participant à des battles et des shows dans la région lyonnaise.

En 2015, il part vivre en Ukraine à Sumy et intègre la troupe Under the Groove, spécialisée dans le Bboying, avec qui il participe à de nombreux spectacles et compétitions dans le pays. Intéressé par la transmission de la danse, il commence alors à donner plusieurs cours hebdomadaires.

Sofiane crée l’association A.S.F.H. en 2015, mère de la Cie Krèmenciel. Il passe sa Licence 2 d’Arts du Spectacle (Danse) à l’Université Lyon 2 puis intègre en 2017 la Formation Interprète Danseur (i.D) de la Cie De Fakto. La même année, il est interprète dans la création Flowers Crack Concrete de Yuval Pick.

En 2019, il travaille sur des projets pédagogiques avec le CCNR de Rillieux-la-Pape tout en étant créateur et interprète de la création Métamorfoze de la Cie Krèmenciel. Il chorégraphie également sa première création en solo pour le groupe Danser Sans Frontière : A quatre.

Depuis 2020 il est aussi interprète dans la création Les bannis de la Cie Alexandra N’Possee.

Enzo Fumex « River »

Human beatbox

River’ est un beatboxer originaire d’Annecy. Son beatbox puissant et précis lui permet de créer des tracks de trap, de Hip-Hop, de Drum’n’bass… Il a fait ses armes en sillonnant la France, de scène en scène, de Battle en Battle, jusqu’à décrocher le titre de Champion de France, à Dijon en octobre 2018. Dès lors, il participe à plusieurs compétitions à l’échelle mondiale, et remporte de nombreux titres internationaux.

En 2020, il se qualifie pour représenter la France lors de la très célèbre compétition internationale, le « Grand Beatbox Battle », dans la catégorie Tag Team avec le beatboxeur Colaps avec qui il forme le duo Rogue Wave. Durant le confinement en 2020, il s’est illustré en ligne en remportant La Cup Online et les FrancoMicroPhonies, faisant de lui le tout premier champion des pays francophones.

Enfin il s’est qualifié en mai 2021 pour la World League, finissant premier sur plus de 400 participants.

Frédéric Miguel

Design sonore, régie sons et lumières

D’abord métallier spécialisé en soudure pour la compétition moto, Frédéric suit différentes formations en audio et vidéo. Il est régisseur son référent au Théâtre des Collines pour la salle du Rabelais et régisseur général pour le Conservatoire d’Annecy sur le festival “Sons d’Automne”, entre autres.

Il est par ailleurs musicien, auteur, compositeur et fait également du design sonore.

Franck Berthoux

Ingénieur son, créateur sonore

Après de nombreuses expériences de régie technique de création d’univers sonores (Emmanuel Meirieu, David Moccelin), il devient free lance en 2003 et rejoint notamment l’équipe du Grame (Centre national de création musicale – Lyon). Musicien au sein du groupe Jade, il produit, enregistre et mixe un premier EP en 2004 “Fresh air”, puis l’album “Analogic” en 2006.

En 2008 il s’installe à Paris, et étend ainsi son réseau de collaborations entre Paris et Lyon, du spectacle vivant à la musique contemporaine, en passant par les musiques actuelles, les installations sonores, et l’illustration sonore et musicale de supports multimédia. A travers ces collaborations, il explore et développe différentes facettes de la création sonore et musicale.

Clément-Marie Mathieu

Création numérique et robotique

Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) en réalisation sonore en 2010, il collabore en tant que créateur et régisseur son, numérique et robotique avec plusieurs compagnies de théâtre, de cirque et de danse, notamment Haut et Court – Joris Mathieu, le Théâtre du Rivage, la Compagnie de l’Étang rouge …

Au sein du L.I.E. (Laboratoire de l’Inquiétante Étrangeté), il développe un axe de recherche autour de la robotique et de ses implications dans les arts vivants, en lien avec des professionnels du monde industriel.

Eric Dutriévoz

Direction technique

Enfant, il voulait voyager avec un micro et un magnéto pour enregistrer le silence des déserts.

Adulte, il devient preneur de son à la télévision française de Berlin durant un an juste après la chute du mur, puis part faire le tournage d’un documentaire sur l’Everest. Il se tourne ensuite vers le spectacle vivant en croisant sur son chemin différentes familles, celle du théâtre, de la musique, de la danse et du cirque : entre autres, Ankinéa Théâtre/Cie Dontacte – Franck Berthier, Cie Propos – Denis Plassard, Bande d’Art et d’Urgence – Corinne Méric, Cie Dintrona/TNG.

Il est également régisseur général pour le festival jeune public Au Bonheur des Mômes – Le Grand Bornand et l’Académie Festival des Arcs. Parallèlement, il s’engage sur sa commune de St Jean des Vignes, dont il est conseiller municipal et intercommunal depuis 3 mandats.

Bruno Sourbier

Création lumières

Éclairagiste depuis 1982, il réalise des créations théâtrales, chorégraphiques et musicales.

Au théâtre il sera fidèle à la compagnie Opéra Théâtre, Volodia, El Hakawati, Cie IKB, Cie les 3 huits.

Pour la danse : Karine Saporta, Michel Hallet Egayan. Zazimut, la Cie Arcosm.

En musique, il met en lumière des artistes tels que Michelle Bernard, Didier Lockwood, Mickael Nyman, Jean-Claude Sévère.

Il travaille également au Conservatoire National Supérieur de Musique à Lyon, sur des festivals comme le Grame et Y Salsa à Lyon, le festival de Jazz à Francheville, le festival de musique classique des Arcs 1800.

Émilie Marron

Production/administration/diffusion

Après avoir été salariée de compagnies de danse conventionnées à Lyon, Émilie fait en juillet 2013 le choix de s’installer à Annecy et de devenir travailleur indépendant pour mettre ses compétences au service de plusieurs artistes rhônalpins et plus particulièrement dans les Savoie. Depuis, elle accompagne les projets de la Cie Sylvie Santi au niveau de la communication, de la diffusion et plus globalement, de son développement.

Elle est assistée du partenariat d’externalisation avec l’entrepreneur TOHU-BOHU et le cabinet comptable Eurex via Joël Gaudin.

Sont associés à cette recherche : Carole Brandon artiste chercheure recherche-création, USMB, laboratoire LLSETI Axe2 Textes, Images et Arts Numériques, création vidéo et conception dispositifs interactifs, assistée de Alice Baradat, designeuse, design interactif et modélisation 3D, réalité virtuelle, et d’un stagiaire pour les modélisations.

Les partenaires et soutiens

Conseil départemental de Haute-Savoie

Communauté de Communes des Sources du Lac

Mairie de Faverges – Seythenex

Théâtre des Collines

Annecy, OCA

Bonneville, Quai des arts

Rumilly, Pôle culturel

Alby-sur-Chéran

Stäubli