Résidence à St Julien 2012-2014


Depuis septembre 2012, Sylvie Santi mène une résidence sur les communes de Saint-Julien-en-Genevois (74) et Plan-les-Ouates (Suisse).
Ce projet intitulé « Rumeurs sans frontières » lui a permis d’explorer les thèmes de la rumeur et ses mécanismes de construction à travers de nombreux ateliers, des racontées, de la collecte, occasions d’autant de rencontres avec les habitants et leurs histoires.

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Cette résidence nourrit 3 créations qui cheminent en parallèle et tendent vers une même démarche : extraire la forme sensible de ces histoires vraies que l’on aime à répéter pour de faux :

Légendes urbaines, rumeurs d’aujourd’hui, racontée tout public à partir de 12 ans
Langues houleuses, création tout public à partir de 12 ans
Petits ragots de mauvais genre, création petite enfance

 
 
La résidence « Rumeurs sans frontières »

 
La collecte
De septembre 2012 à décembre 2013, le travail de collectage va chercher à recueillir les anecdotes, récits de vie, légendes et rumeurs urbaines des habitants des communes de Saint-Julien-en-Genevois et de Plan-les-Ouates.
Les mécanismes de construction de la rumeur et leurs aboutissements sont au centre de la recherche.
L’objet de la collecte n’est donc pas scientifique. Nous avons créé les conditions du partage de la parole sur les 2 territoires. Il s’agira de transmettre la part sensible de cette matière par un travail d’écriture au cours des étapes de création.

 
Les ateliers
– En milieu scolaire :
Un travail a été mené avec 2 classes de CP, les propositions visant à créer des espaces de paroles pour permettre l’expression orale de chaque enfant autour de la menterie.
– D’autre part, le projet s’est étendu avec plusieurs groupes et dans plusieurs lieux : Ehpad, bibliothèque (adultes), Centres Municipaux d’Animation (adolescentes), Carrefour et Culture (personnes en apprentissage de la langue française), lycée (adolescents) dans l’objectif d’explorer de manière plus approfondie leur parole et de participer au concours de menteries organisé sur les 2 villes.

 
Le concours de menteries
Règle du concours : comme menteur, vous devez raconter une histoire « incroyable, mais crédible » qui pourrait vous être arrivée ou dont vous auriez été le témoin. Vous pouvez aussi prendre une histoire qui vous est réellement arrivée, en grossir tous les détails pour la pousser à la limite du crédible et la raconter tout simplement. L’histoire doit être racontée à la première personne du singulier « je », et la menterie doit durer entre 6 et 8 minutes. Un jury de trois personnes et le vote du public compteront à parts égales dans le choix du meilleur menteur.

Ce concours a été pensé afin de permettre aux groupes amateurs et aux habitants de s’inscrire dans un processus créatif et de partager ainsi la recherche de Sylvie Santi.

Une quinzaine d’apprentis menteurs ont participé à la demi-finale organisée à la Julienne à Plan-les-Ouates le 13 septembre 2013 à 19h. La finale du concours a eu lieu en ouverture de saison à l’Arande à Saint-Julien-en-Genevois le 27 septembre à 19h30.

 
Les ouvertures / perspectives du projet
Spontanément, la présence de la compagnie sur les 2 territoires a éveillé des intérêts pour inventer des espaces de racontées divers et variés.
 
La compagnie, ayant travaillé ces dernières années plus particulièrement en direction de la petite enfance, a proposé des racontées au Blé en Herbe, à l’Arande. Grâce au soutien de la MJC, ces moments de rencontres vont se poursuivre. De ces espaces où Sylvie Santi va explorer de nouvelles formes de répertoire, naîtra une nouvelle création destinée à la petite enfance : « Petits ragots de mauvais genre« .
D’autres lieux ont également sollicité la compagnie pour raconter, autant d’espaces pour mieux connaître les habitants, la ville et son organisation.
 

Concours de menteurs – extraits de la finale – Cie Sylvie Santi from Cie Sylvie Santi on Vimeo.

 
Quelques photos de la résidence (photos Luc Naville) :